Dieu, la relativité et la physique quantique

Quel est le rapport entre les deux grands domaines de la physique et Dieu ?




Le monde physique est géré par des lois précises. Ce qu'il faut savoir, c'est que ces règles sont complètement différentes voire contradictoires selon l'échelle que nous choisissons.

Il y a deux échelles majeures. En premier lieu, l'infiniment grand. Cette échelle est gérée par les lois de la relativités et la physique classique. A cette échelle, tout peut être calculé. Tout est soumis à des règles, des facteurs provoquant la prévisibilité d'un mouvement.

Puis, il y a l'échelle de l'infiniment petit. Les règles relativistes ne fonctionnent pas sur cette échelle. On appliquera les lois de la physique quantique. Ces dernières sont sujettes à la probabilité, à l'instabilité de la matière. Rien n'est calculable, tout est possibilité. C'est l'observation d'un fait qui le rend réel, qui provoque sa réalité. Son expérience la plus représentative est celle du chat de Schrödinger.

Le paradoxe entre ces deux plans de la science est évident. Pourtant, les deux fonctionnent parfaitement sur leurs échelles respectives. L'expérience nous montre que toutes les deux sont aussi vraies. Albert Einstein passa une partie de sa vie à essayer d'unifier ces deux domaines.

Néanmoins, la physique quantique dispose d'une paradoxe de taille. Sur ce plan de la science, l'existence d'un fait provient de son observation. Pourtant, la planète ainsi que l'univers entier existait bien avant qu'il n'existe un être capable d'observer. Un nombre infini d'évènements se sont réalisés sans qu'il n'y ait personne pour le voir.

De là, nous pouvons déduire une théorie, celle de Dieu. Dieu ne serait que l'observateur qui constate l'existence, et donc qui crée. Et cela même bien avant la vie. Son regard se pose sur l'univers entier, et ainsi il le constate comme existant et cela bien au-delà de n'importe quel autre observateur. Les règles de la physique classique qui gèrent l'infiniment grand dépendent de son regard. C'est pour cela que tout est calculable car son regard est stable et immuable.

Nous pouvons voir une erreur ici. On applique les règles de la physique quantique, c'est-à-dire l'existence par l'observation qui règlent l'infiniment petit, à l'infiniment grand.
Cette contradiction n'est qu'apparente. Car ce qui pour nous est infiniment grand, est pour Dieu infiniment petit. Les règles que nous pouvons appliquer à l'univers de son point de vue sont donc celle de la physique quantique. Et si l'univers est aussi stable, c'est grâce à LA possibilité qu'il observe, comme lorsque nous-mêmes observons un évènement de l'infiniment petit en train de se produire.

Et voilà comment l'existence de Dieu pourrait résoudre un des plus grands paradoxes de la science moderne.

 
 
~Tao_master~
Publié le : 19/04/2009

 

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C'est un concept plus qu'intéressant.


~Sylaxis~ le 20-04-2009 à 15:10
 

J'aime bien l'idée qu'une chose ne peut exister que si elle est observée. Cela voudrait dire que tout ce qui existe, c'est parce que quelqu'un l'a observé.
Donc il se pourrait qu'il y ait encore pas mal de choses que personne n'a encore observées, mais qui ne demandent qu'à exister.

Mais qui va observer ces "choses" ?
Une chose va t-elle exister pour tous, de la même manière, que celui qui l'a observée, et donc créée ?
Quand on observe une chose, elle peut exister autrement pour nous, que pour la personne qui l'a "créée".
Cette chose aurait donc plusieurs significations et plusieurs "vies".

Tout le monde peut donc, à partir de là, inventer son monde, et créer ce que bon lui semble. Ce monde n'appartiendra qu'à lui. Chaque personne a donc une conception du monde différente.
Donc tous les hommes ne seront jamais d'accord.

Un nouvelle vie (un nouveau créateur) verra le monde d'un œil neuf. Cette vision pourrait-elle changer la vision de chacun et changer un tant soit peu notre monde ?
Il faut donc dire qu'il est important de laisser chaque personne s'exprimer, pour entrevoir les millions de possibilités d'un monde que nous croyons bien connaître...

Le monde n'est qu'un mélange de créations, d'observations.
Nous sommes ses créateurs.


~Lulune~ le 10-06-2010 à 20:43
 

"Un sourire ne coûte rien, et produit beaucoup."

Je trouve ton idée horriblement vraie.
On fonde notre identité sur le regard des autres.
On se compare.
Ils sont majoritaires : Ils ont raison ? (Petite allusion à Bernard Werber : "ce n'est pas parce qu'ils sont plusieurs à avoir tort qu'ils ont raison.")

Mais le contraire est juste aussi.
Si l'on a un regard négatif sur soi-même, les autres en auront un aussi.
Qui apprécie réellement quelqu'un qui se déteste ?
L'empathie joue un rôle essentiel dans la socialisation.

J'existe, là tout de suite, parce que Vous êtes en train de me lire ?


~Lulune~ le 11-06-2010 à 23:37
 

L'idée est intéressante, c'est sûr !

Mais elle fait un peu peur aussi : si on se place de l'autre côté par exemple. Si on considère non plus qu'une chose existe quand on l'observe, mais en considérant que nous-même n'existons que si l'on nous observe. (Nous ne sommes pas des choses, mais si on élargit le concept aux êtres, on en arrive probablement à cela.)

Parce que même si par nécessité, Dieu nous observe, pour les gens qui comme Ni vu, ni connu, ne croient pas en Dieu, cela signifie qu'ils n'existent que par le regard, l'observation, l'intérêt que les autres leur portent.

Ce qui implique que nous nous définissons surtout par les autres : c'est eux qui font ce que nous sommes (à leurs yeux, tout du moins !).

Je trouve cela effrayant, car cela ne nous force à paraître plus qu'à être réellement. Or en écrivant cela, je me rends compte que c'est hélas bien souvent ce qu'il se passe aujourd'hui même dans notre société.

Trop souvent obnubilés par le regard des autres qui a le pouvoir de nous faire exister, justement parce qu'il a aussi le pouvoir -par son absence- de nous priver d'existence, peut-être oublions-nous trop souvent que nous-mêmes avons ce pouvoir, celui de faire exister les gens.

Cela se vérifie d'ailleurs de manière très concrète : j'ai ce matin fait un sourire et adressé un regard à un SDF dont je croisais la route. Il s'est alors senti exister, et, alors qu'il arrivait triste et sombre, il est reparti souriant.


~Timthéobald Ex Mattzigmaël~ le 10-06-2010 à 23:09
 

L'expérience de la double fente montre bien ce phénomène.
Cependant, une question pourrait mettre un frein à cet argument :

Lors de l'expérience de la double fente, la lumière se comporte comme une onde lorsqu'elle n'est pas observée et comme une particule lorsqu'elle l'est.

A supposer qu'il faut avoir observé pour qu'un évènement ait lieu. Il se passe tout de même quelque chose que ce même évènement n'ait pas observé si on en croit l’expérience.
Ce qui fait donc, qu'il n'est pas besoin forcément d'une observation pour qu'il se passe quelque chose... L'observation impliquerait uniquement la direction que prendrait le phénomène. Autrement dit, l'observation de Dieu a-t-elle vraiment été nécessaire ?

Nul doute que le jour où l'on saura unifier la mécanique quantique et la mécanique classique, tous les verrous sauteront (au point peut-être de prédire l'avenir).


~Angelus-dk~ le 21-04-2012 à 02:18
 

Est-ce que la récente découverte de la particule de Boson met à mal cette proposition ? Si j'ai bien compris elle pourrait unifier le grand et le petit. Ou bien ai-je mal compris d'ailleurs ?


~Francesco~ le 13-08-2012 à 09:02
 

"Nul doute que le jour où l'on saura unifier la mécanique quantique et la mécanique classique, tous les verrous sauteront (au point peut-être de prédire l'avenir)."

Je me permet d'intervenir amicalement car la mécanique classique et la mécanique quantique ne s'opposent pas ou ne sont pas tout du moins incompatibles. En réalité, la mécanique quantique complète la mécanique qlassique pour ce qui est des petites échelles. Toute la mécanique classique peut ainsi être décrite par la mécanique quantique, moyennant un intermédiaire, la physique statistique. Seule la gravitation échoue encore à être quantifiée (ce qui est bien le problème des physiciens pour les trous noirs), mais la mécanique quantique accepte les résultats de la mécanique classique, elle dit juste qu'ils sont inexacts, mais l'erreur relative est tellement faible qu'elle est généralement imperceptible, sauf aux petites échelles, où la quantification se ressent beaucoup.


~Loreol~ le 26-03-2013 à 03:40
 

Il est vrai que chacun voit le monde subjectivement d´accord a son observation.

Neanmoins, il y a un monde objectiv aussi. Si non, la science ne pourrait pas exister.
Quand des experiments son fait par diverses scientifiques et les resultats son les memes , on ne peut pas parler de subjectivité mais d´objectivité.

Je ne crois pas que nous n´existons pas si les autres ne nous observent pas.
Si l´autre ne nous observe pas, nous n´existons pas pour lui en ce moment. Mais
c ´est pour lui que nous n´existons pas. Pour nous memes nous existons.

Mais par exemple, quand on dorme et que l´on n´observe pas le monde, le monde n´existe pas pour nous. Mais pour ceux qui nous observent dormir, nous existons.

Il y a un physicien qui a creé un teorie qui unifique la physique classique avec la
physique quantique Tom Campbell


~dinale~ le 10-01-2014 à 19:19
 

Cette considération est absurde.

La physique quantique ne dit absolument pas que les choses se mettent à exister une fois pour une toute dès que quelqu'un les a observé ! Et encore moins que réciproquement, pour que quelque chose existe, il faut que quelqu'un l'ait observée !

Elle constate uniquement que l'observateur modifie la structure et le comportement de l'objet quantique observé !
Cela signifie que toute interaction entre un observateur et la matière change la matière elle-même.
Une manière correcte d'extrapoler cette considération sur un plan métaphysique serait de dire que tout est subjectif. Ou plus précisément, que dans la mesure où chaque individu ne perçoit le monde qu'à travers ses sens et que ses sens le font interagir avec son environnement extérieur, sa perception du monde va modifier le monde lui-même, et donner naissance à un environnement unique, que seul cet individu pourra percevoir à l'instant où il le percoit.

Dit autrement - par exemple dans les termes de Kant - la réalité que l'on percoit n'est que la forme phénomènale de la réalité, c'est à dire une forme tronquée de ce qu'elle est dans l'absolu (l'absolu étant la réalité noumènale chez Kant). Le monde que l'on percoit n'a qu'une réalité subjective. Il n'existe pas en dehors de l'esprit de celui qui percoit. Il correspond à la projection mentale de la réalité absolue, la seule chose accessible à notre entendement.

Cela ne nécessite pas l'existence d'un observateur immuable. Au contraire ! Le monde existe dans une forme abstraite absolue, mais personne ne le voit comme il est. Chacun le percoit d'une manière qui lui est propre (subjective) MAIS cette perception même modifie la nature de ce que le monde est, réellement ! Il se modifie donc en permanence, en fonction des interactions entre les êtres et les choses.

Par ailleurs, l'affirmation : "Pourtant, la planète ainsi que l'univers entier existait bien avant qu'il n'existe un être capable d'observer." est également fausse.
Rien ne nous prouve justement que la planète ou l'univers existait avant qu'il n'existe un observateur pour le constater ! Nous déduisons aujourd'hui par des moyens détournés qu'il est crédible et probable que l'univers ait existé avant nous. Mais nous déduisons cela de preuves observables à l'instant t dans notre environnement immédiat (des fossiles par exemple, ou des météorites ou encore des supernovae ou de multiples autres données concrètes qui nous permettent détayer nos théoriques physiques sur l'orgine de l'univers).
La déduction est valable sur un plan intellectuel et scientifique, mais elle ne l'est pas sur un plan philosophique ou psycho-cognitif : rien ne nous prouve au fond, que notre cerveau ne construise pas artificiellement ces preuves en direct, pour nous conforter dans l'idée préconçue que nous avons de l'origine de l'univers !

Bref, à mon sens, la seule extrapolation philosophique correcte que l'on peut faire de la physique quantique, c'est : la réalité n'existe pas. Tout est multiple. Tout est subjectif, relatif et malléable. Nous sommes fait de particules dont personne ne peut dire avec certitude qu'elles sont bien là où elles sont. Dont on ne peut décrire la présence et le comportement qu'en termes probabilistes. Dont personne ne peut dire avec certitude qu'elles existent réellement.
Cette extrapolation là est déjà suffisamment puissante ! Elle nous pousse à revoir complètement notre place dans l'univers. A nous poser la question de l'existence en d'autres termes.
...Il n'est pas besoin de faire intervenir un Dieu anthropomorphique à l'origine vaseuse...


Bien quantiquement,


~Néo~ le 08-12-2016 à 11:24
 
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